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Agricultures, forêts et élevage : pour un développement durable des territoires en Amazonie

Ce dispositif vise à fournir des bases scientifiques pour contribuer au développement territorial durable des régions amazoniennes. Il porte plus spécifiquement sur la complémentarité entre développement des activités agricoles, gestion durable des ressources forestières, et évolution des pratiques d’élevage.Ces activités s’inscrivent dans le cadre de l’accord franco brésilien sur le développement durable du Biome Amazonien.

Les objectifs

Après quatre décennies de colonisation, l’Amazonie ‐ comme d’autres régions forestières en Afrique et Asie tropicales - s’intègre de plus en plus vite aux grands enjeux mondiaux (sociaux, économiques et environnementaux). Les risques globaux d’une gestion minière des ressources naturelles y sont clairs et de grande ampleur : perte de biodiversité, augmentation des émissions de gaz à effets de serre (GES), changements climatiques… Mais le poids économique des secteurs agricoles et énergétiques l’est tout autant, ainsi que les objectifs d’amélioration des conditions de vie des populations.

En d’autres termes, l’Amazonie est actuellement un des « points chauds » dans la problématique mondiale du développement durable, et préfigure des dynamiques qui concerneront d’autres régions dans les années à venir. Les travaux récents montrent que la gestion durable des ressources forestières et le développement agricole doivent être conçus comme complémentaires, tant du point de vue technique que social et économique, pour être à même de relever le défi de la maitrise de la déforestation.Cette complémentarité s’exprime à l’échelle des exploitations, des territoires et des filières, dans la mesure où elle peut concerner les systèmes de production, les réseaux d’innovations, les coordinations et institutions, les politiques, les réglementations...
Par ailleurs, la prise en compte des revendications sociales et politiques locales et régionales est un passage obligé pour la définition des politiques publiques efficaces. En effet, si les dynamiques territoriales en Amazonie sont nées de politiques publiques très centralisées, l’État a maintenant perdu en partie leur contrôle. L’articulation entre dynamiques sociales, institutionnelles et les politiques publiques est dès lors primordial.

Les axes de recherche

Le dispositif fédère les travaux des différents projets conduits en Amazonie selon trois thématiques :

  • Quels sont les impacts environnementaux du développement territorial en Amazonie ?
    Cet axe regroupe les recherches sur le fonctionnement des écosystèmes, les techniques d’exploitation des forêts naturelles à faible impact, les techniques de cartographie et de modélisation des dynamiques spatiales permettant notamment d’intégrer de nouveaux enjeux internationaux comme les paiements REDD.
  • Quelles sont les alternatives techniques et organisationnelles durables conciliant productions agricoles (végétales et animales) et préservation des ressources naturelles ?
    Cet axe regroupe les recherches sur l’amélioration des systèmes de culture, d’élevage et des modalités de gestion des forêts, leur intégration à l’échelle de l’exploitation et du territoire, l’intensification écologique à ces deux échelles, l’innovation dans la gestion des ressources naturelles en tenant compte en particulier des nouveaux risques (changement climatiques, OGM…).
  • Quels modes de gouvernance sont à même de promouvoir des dynamiques territoriales durables en Amazonie ?
    Cet axe regroupe les recherches sur les outils et méthodes sur la gestion des territoires, les dispositifs de gouvernance, les processus d’apprentissage, les coordinations d’acteurs et négociations dans les filières mais aussi au sein des diverses institutions publiques, l’analyse (rétrospective et prospective) des politiques et mesures adaptées aux territoires amazoniens (Axe 6 du schéma stratégique, et 5 dans une moindre mesure).

5 questions de recherches transversales à ces trois thématiques ont été identifiées :

  • De quelle façon l’intégration des activités agricoles, d’élevage et de sylviculture peut se produire, dans une dynamique d’intensification écologique, à l’échelle des exploitations et des territoires ?
  • En quoi l’intensification écologique, en particulier via l’intégration des activités sylvicoles, agricoles et d’élevage modifie‐t‐elle les services environnementaux, à l’échelle des systèmes de production et des territoires ?
  • Comment mobiliser les connaissances sur les processus écologiques, les processus d’innovation et leurs interactions, pour évaluer et concevoir des systèmes techniques, à travers des dispositifs d’accompagnement innovateurs ?
  • Comment les interactions entre dynamiques territoriales et les politiques publiques, conditionnent l’élaboration et la mobilisation de ces politiques publiques et des organisations locales, et à l’inverse comment les politiques publiques et les organisations locales influencent la durabilité des dynamiques territoriales ?
  • Comment concilier le développement des territoires et la gestion durable des ressources naturelles en Amazonie ?

Les partenaires

Embrapa (Brésil)
UFPA (Brésil)
Museu Paraense Goeldi (Brésil)
INIAP (Equateur)
UNAS (Perou)
INPE
CIFOR (Indonésie)

Outre ces partenaires, qui constituent le noyau dur du partenariat, d’autres institutions font partie du dispositif, à travers les projets et orientations conjointes de thésards : INPA, IBAMA, GRET, CIAT, SFB, IRD, CNRS, Agroparistech, Paris 3, Supagro, INRA, UNB‐CDS&FT, IDESP, USP‐NESA et USP‐PROCAM.

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